Printemps en fleurs timidement écloses
Nature implacablement reverdissante
Indifférente en sa splendeur à nos vies en souffrance.
Espoir du renouveau, petite consolation du malheur...
Observe, écoute, admire.
Fais taire ta pensée, ton angoisse,
Pour t’éblouir des couleurs et des formes,
D’air frais et de lumière.
Et devant la beauté du ciel vide,
Quelle espérance qu’en nous-mêmes ?
Quelle foi autre qu’en nos frères ?
Frères humains qui soulagez nos peines,
Qui soignez nos blessures,
Une main simplement posée sur le front d’un mourant,
Une parole de réconfort vers celui qui,
Dans la rue, demande charité.
Avril
Le soleil fécondant vient réchauffer la Terre
D’une promesse d’été.
Viendra le jour de sortir sur le seuil,
Toutes souffrances apaisées, nos peines envolées
Dans la trille du merle chanteur
Et le sourire de l’enfant nouveau-né.

Patricia Lemaire
30 mars 2020

 

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